Kobe: une ville atypique entre mer et montagne

Pour de nombreuses personnes, Kobe évoque avant tout le terrible tremblement de terre qui a frappé la région en 1995, détruisant une grande partie de la ville et causant la mort de près de 6500 individus. Mais Kobe est avant tout une cité portuaire qui a longtemps été une porte vers l’occident dont elle a hérité de quelques influences. La ville a longtemps abrité les différentes ambassades des pays européens et de nos jours encore, sur les hauteurs de la ville on trouve des bâtiments d’époques ou reconstruits sur les édifices d’époques, allemand, portugais, français dans des styles architecturaux typiques qui donnent à ces quartiers un air d’Europe. Sur ces mêmes hauteurs, dans une maison de style allemand, se trouve notamment le musée dédié au souvenir du séisme de 1995.

Au Sud de la gare JR, à quelques centaines de mètres, se situe le quartier portuaire à proprement parlé, d’une modernité saisissante, avec de grand édifices à l’américaine traversé par de très larges avenues qui contraste avec les quartiers plus en hauteur. C’est là, en bord de mer que l’on trouve la Tour de Kobe, ainsi qu’une roue (similaire au London eye) sur le port, de même que quelques centres commerciaux ultramodernes et d’autres bâtiments (dont une synagogue facilement reconnaissable). Ce quartier offre d’ailleurs un spectaculaire panorama de lumières la nuit qui attirent les groupes et sont propices aux balades romantiques.

Entre le port et les hauteur, vous trouverez,  autour des lignes de train, (Hankyu, Hanshin, JR) des quartiers plus  « japonais » avec leur pointe de modernisme lié à la reconstruction qui a suivit le séisme et mêlant grandes avenues et petites rues piétonnes. Au cœur de cette zone, le quartier chinois (chinatown) apporte une autre touche d’exotisme. On peut y gouter les meilleurs nikuman (sorte de beignets fourrés avec de la viande mélangée à des épices  et cuits à la vapeur) de la ville.

Si vous avez la chance d’être à Kobe en décembre alors vous aurez peut être le loisir d’assister  aux « luminaries » qui est un festival de lumières annuel ayant pour but de commémorer le tremblement de terre de 1995. Il y a  également de nombreuses attractions foraines ainsi que des étalages de cuisines improvisées qui proposent des brochettes de viande, des beignets de poulets etc…A propos de viande sachez que la ville est célèbre dans tout l’archipel pour sa viande de bœuf.

Pour conclure cette ville de taille humaine, par la richesse des influences de son passé récent et ancien, située sur une vaste bande entre la mer et les montagnes, est une ville atypique à ne manquer sous aucun prétexte pour tout voyageur dans le Kansai.

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