Dewa Sanzan, les trois montagnes sacrées du Japon

Les Trois Montagnes de Dewa (Dewa Sanzan) se réfèrent aux trois montagnes sacrées qui sont le Mont Haguro, le Mont Gassan et le Mont Yudono, regroupés dans l’ancienne province de Dewa (aujourd’hui la préfecture de Yamagata). Représentative du shintoïsme au Japon et surtout du culte ascétique du Shugendo, Dewa Sanzan est un lieu de pèlerinage populaire prisée par beaucoup de personnes, y compris le célèbre poète Basho Matsuo.

Les montagnes Dewa Sanzan sont particulièrement remarquables comme ayant la plus ancienne histoire du culte de montagne au Japon. Les montagnes ont d’abord été utilisées comme un centre religieux, en 593 par le prince Hachiko.

Suite à l’établissement des montagnes Dewa comme un centre de croyances religieuses ascétiques, de nombreuses personnes ont commencé à s’y rendre en pèlerinage chaque année pour visiter et vénérer les sanctuaires lors des mois d’été. Ces pèlerinages sont tenues d’importance pour de nombreuses religions et les montagnes ont servi de lieu d’apprentissage pour les systèmes de croyances diverses, mais ont eu un rôle primordial pour le shugendo. Plusieurs personnalités éminentes on fait ce pèlerinage à la Sanzan Dewa dont Gyoja, le fondateur de l’ascétisme Shugendo et Kukai, le fondateur de la secte Shingon.

Après la Restauration de Meiji en 1868, le gouvernement japonais a dissous le modèle Shinto-bouddhiste puis, le Shintoïsme fut choisie comme la religion officielle de l’Etat.

Le Shugendo a été affectée par cette rupture et beaucoup de prêtres le pratiquant sont retournés à la vie séculière. Cependant, après la fin de la Seconde Guerre mondiale cette tradition spirituelle a été autorisé à jouir d’un statut de « groupe religieux mineur ». Ces changements dans l’association religieuse ont également modifié la désignation des sanctuaires situés sur le Sanzan Dewa. Aujourd’hui, les sanctuaires du Mont Haguro et du Mont Yudono sont désignés comme « kokuhei shosha », tandis que le sanctuaire sur le Mont Gassan est maintenant considéré comme un « taisha kanhei ».

Cette religion populaire a continué à travers les temps à être une force très importante dans la vie du peuple japonais, plus particulièrement dans l’association entre les croyances et pratiques religieuses, avec les montagnes sacrées. Cette pratique de culte de la montagne qui s’était répandue dans toute l’histoire du Japon tient une place importante dans les croyances nippones. Il a été remarqué que presque tous les sommets des montagnes ont eu chacun leur sanctuaire dédié à un moment donné, avec une certaine réception de pèlerinages, chaque année, de milliers de fidèles. Cette collection de divers phénomènes liant les activités et les croyances religieuses avec des montagnes sacrées sont appelées « sangaku shinko ».

Les « Sanzan Dewa » sont à la fois sacrées pour les religions de shinto et le bouddhisme, mais en particulier sont très importantes pour le système de croyances religieuses Shugendo, car elles représentent une grande signification spirituelle. Le Mont Haguro, le Mont Gassan, et le Mont Yudono ont chacun leur propre sanctuaire. Le sanctuaire principal est unique en ce qu’elle vénère les trois montagnes sacrées.

Chaque année, les dévots ascétiques de montagne appelés « yamabushi », qui sont des praticiens laïques de Shugendo vénérent la Sanzan Dewa. Le Mont Haguro est significatif dans ce rôle car il sert de « porte d’entrée » au Mont Gassan et au Mont Yudono.

Bien que le Mont Haguro est la plus petite des trois montagnes, c’est la seule accessible tout au long de l’année, car la forte présence de neige ne permet pas le pèlerinage vers les deux autres pendant les mois d’hiver. Cette montagne est la plus connue des trois, localement et internationalement, car elle sert de l’emplacement à la pagode de Haguro, l’un des trésors nationaux du Japon.

Le Mont Gassan est la plus grande et est bien connue pour ses paysages et sa beauté naturelle, étant l’hôte d’une variété de plantes alpines rares et de végétation palustre.

Le Mont Yudono est considéré comme le cœur. Son sanctuaire est également vénéré comme la « terre sacrée » qui doit être gardé secrète, et aujourd’hui encore, les enregistrements photographiques et vidéo sont interdits.

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